La justice chevaleresque
Le blog de Véronique Fontana

« T’as vu l’heure ? » : Bientôt la fin du game pour les prédateurs en ligne

Retour au blog Homme avec un masque d'enfant en état d'arrestation

Vous discutez en ligne et un inconnu un peu trop sympa vous pose des questions bizarres ? Pour les enfants et les ados, ce genre de contact peut vite déraper. C’est ce qu’on appelle le « pédopiégeage » ou « grooming » : un adulte qui se fait passer pour un ami afin d’obtenir des faveurs sexuelles. Aujourd’hui, la loi a un train de retard, mais ça pourrait bien changer.

Le problème : la loi actuelle est un « boomer » du numérique.

Imaginez un jeu vidéo où le méchant ne peut être arrêté qu’une fois arrivé devant le boss final. C’est un peu la situation actuelle.

Aujourd’hui, pour que la police puisse intervenir, un prédateur doit aller très loin. Les simples discussions en ligne, même si elles sont très explicites, ne sont souvent pas suffisantes pour une condamnation. La justice considère que ce ne sont que des « actes préparatoires », un peu comme si on achetait la farine mais qu’on n’avait pas encore commencé à faire le gâteau.

En clair, il faut souvent que le prédateur se déplace pour un rendez-vous physique pour que la justice puisse le coincer pour “tentative”. C’est un peu tard, non ? Les associations comme le Centre LAVI, qui aident les victimes, le disent depuis des années : c’est une faille de sécurité énorme dans notre système.

La solution : un nouvel article dans le Code pénal pour « patcher » la faille.

Face à ce problème, les politiciens ont décidé de mettre à jour le « logiciel » de la justice. Un nouvel article de loi, l’article 187bis, est sur la table. Son petit nom ? « Communication sexuelle avec des enfants ».

Son super-pouvoir ? Rendre illégal le simple fait pour un adulte de contacter un enfant de moins de 16 ans dans un but sexuel. Plus besoin d’attendre qu’il achète un billet de train pour un rendez-vous glauque. La discussion en ligne elle-même deviendrait le délit.

Concrètement, cela signifie que :

  • La phase de « drague » malsaine et de manipulation en ligne sera directement punie.
  • La police pourra intervenir beaucoup plus tôt pour protéger les enfants.
  • Le message envoyé aux prédateurs est clair : le jeu est terminé avant même d’avoir commencé.

Une loi pour l’avenir, saluée par les experts.

Ce projet est largement applaudi par les professionnels qui sont sur le terrain. Pour eux, cette nouvelle loi est non seulement bien écrite, mais elle aura aussi un effet préventif majeur. En sachant que la moindre discussion déplacée peut les envoyer directement devant un juge, les prédateurs y réfléchiront à deux fois.

C’est une avancée cruciale à l’heure où les enfants sont connectés de plus en plus jeunes et où les prédateurs se cachent derrière leurs écrans.

Conclusion : Le « game over » est proche.

Cette nouvelle loi, si elle est acceptée, est une excellente nouvelle. Elle permettra enfin à la justice de ne plus courir après les prédateurs avec une épuisette, mais de les attendre à la sortie du serveur avec les menottes. Pour les prédateurs qui pensaient pouvoir jouer en ligne en toute impunité, le message est clair : la partie est finie, merci de passer à la caisse, et par la case prison.

Une question juridique ? Prenez rendez-vous avec Me Véronique Fontana dès aujourd’hui !







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